Mots dits

Partager les mots pour oublier mes maux...

29 juin 2009

Souvenirs

La dernière fois que j'étais venue, c'était il y 8 ans je crois, je n'en suis même pas sure. Je profite que l'amoureux fasse des photos dans le coin pour venir jusque là comme un rendez-vous secret avec mon enfance.  Je reconnais d'abord le chemin où j'allais cueillir jonquilles et primevères, puis à l'entrée du village je la vois. Elle me semble si peu changée "ma maison" que je m'attends presque à voir mon père dans le jardin, j'ai juste oublié que c'est le père d'une autre dans ce jardin maintenant. Le mien, je le verrai tout à l'heure parmi ses framboisiers. Ce sont les mêmes roses qui grimpent le long des vielles pierres, longent la fenêtre de la salle à manger, grimpent presque à la fenêtre de ce qui fut un jour ma chambre. Je craignais d'avoir de la peine en revenant mais la maison ressemble tant à ce qu'elle était, que c'est plutôt doux. En face la maison, de l'autre côté de la route il y a la ferme où je passais mes mercredis. C'est comme si je sentais les petits pots de riz au lait que Suzanne m'aurait préparés. J'ai cru voir Gitane la chienne de la ferme surgir pour aboyer ma voiture d'étrangère. Je traverse le village où des ados font du roller, du vélo. Il n'y avait plus guère d'enfants ici quand j'y habitais. Le village se mourait doucement. J'aime bien voir des enfants avec des ballons et des vélos ici. Puis, il y a l'église, jamais aucune autre église n'a pour moi eu le charme de celle-ci.  Ça fait si longtemps déjà, un peu plus de 20 années.

1rully

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24 juin 2009

Plongeon

Il me parait si frêle, si petit par rapport à ses copains, plus pâle aussi, normal son bras cassé l'a privé de la mer un bon mois. Son dernier jeu, c'est plonger du ponton. C'est interdit mais tous les adolescents qui ont vécu à 5 km à la ronde et qui savaient nager l'ont tenté. Vent du nord, marée haute, le courant est fort. Il a voulu que je vienne l'admirer, entouré de ses copains trop grands pour lui. Il monte les marches, avance jusqu'à la moitié, se hisse sur le bord, ne réfléchit pas et saute. Il disparait sous l'eau. Le temps me parait si long quand je guette la réapparition de sa tête. Il s'agit de regagner  le bord, les vagues me paraissent plus puissantes que lui et quand anxieuse je me dis qu'il ne va pas réussir à revenir, il est déjà près de moi sur la plage, rayonnant.

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23 juin 2009

De la perte des repères.

La femme de ménage a bougé mon bureau, de 2 cm à peine. Les bleus qui colorent mes cuisses en témoignent. Deux centimètres et je loupe à chaque fois le virage et me mange l'angle dans la cuisse. J'ai d'abord mis sur le compte du lundi matin difficile les attaques vicieuses de bureau mais une fine observation ce matin m'a permis de déduire à un déplacement en traitre. Je l'ai remis en place ce bureau cogneur.
Je n'aime pas qu'on bouleverse certains de mes repères. Tous les débuts de semaine je pars au travail juste après le billet d'humeur de Stéphane Guillon et ce depuis la rentrée. Je commence à 8h30 mais souvent je suis en retard (je devrais partir avant le billet d'humeur de Stéphane Guillon et l'écouter dans la voiture) et je cherche une place en écoutant la revue de presse de Frédéric Pommier. Ah oui mais j'ai lu ici et là que le nouveau directeur de France Inter avait déjà viré ce dernier. Je vais faire comment moi pour trouver une place gratuite dans m'énerver? Parce que la voix calme de Frédéric Pommier a le don de m'apaiser à un moment où j'ai envie de tirer à vue sur tous ceux qui me piquent une place sous le nez. Et puis c'est un repère: il commence sa revue de presse donc il n'y a plus de temps à perdre. Souvent j'ai trouvé une place avant la fin, je lis la suite sur le net. C'est que je l'aime bien cette revue de presse. J'ai lu à droite, à gauche qu'elle n'était pas terrible sa revue de presse. Et bien, je l'aime bien, elle ne ressemble pas aux autres revues de presse, elle est drôle, anecdotique. J'imagine avec effroi la rentrée prochaine où je devrai effectuer mes créneaux sans les encouragements de Frédéric Pommier, sous la voix d'un inconnu qui ne me plaira peut-être pas. Je n'aimais déjà pas beaucoup le nouveau directeur de France Inter mais ça ne risque pas de s'arranger, surtout si par sa faute je n'arrive plus à me garer.

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21 juin 2009

Mode etc.

Ses amants lui allaient aussi mal que ses vêtements, soit trop petits, soit trop grands, mal coupés, inadaptés et rarement élégants. Elle était pourtant fort jolie, intelligente. Ce n'est pas qu'elle détestait le shopping mais plutôt que ses choix étaient guidés par la raison, Elle projetait le vêtement dans l'avenir, imaginait l'usage qu'il lui ferait. Elle ne cédait que trop rarement à l'achat coup de foudre. Que craignait-elle? Était-ce juste du mauvais gout? Je l'imaginais avec de belles matières nobles comme la soie ou le lin, et elle ramenait une vulgaire viscose. Je l'imaginais dans la sobriété d'un beau noir ou dans un rouge éclatant, elle ramenait un bleu pâle, un vert bouteille. Ses amants lui allaient tout aussi mal, comme si elle pensait ne pas mériter ce qu'il y avait de mieux. Du coup, elle remisait très vite vêtements et amants, partait à la quête du prochain.

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18 juin 2009

Soirée

Profiter des jours les plus longs de l'année. Aller faire un tour de vélo avec la Pierre précieuse après diner, se perdre dans les champs et les chemins, parmi les pieds de pomme de terre en fleurs et les champs de blé. Rentrer par la mer, ne pas résister et plonger dans l'eau fraiche et claire. Il n'y a personne, la plage est à nous.

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14 juin 2009

Quand il neige à Cherbourg...

Ce sont les bruits qui montaient de la rue par la fenêtre ouverte qui m'ont sans doute réveillée. J'aperçois le soleil qui filtre au travers des stores. Il fait chaud. Les conversations colorées m'en rappellent d'autres. Je ne suis plus au Lilas, je suis à Sète. J'ai 14 ou 15 ans. La chaleur est étouffante dans la mezzanine. Dehors, j'entends parler un mélange d'arabe, de français et d'espagnol. Je comprends plutôt bien. Je descends. Je trouve Vincent déjà affairé. Vincent ce n'est pas mon grand-père mais j'aurais bien aimé, il aurait été très bien comme troisième grand-père. Il me dit qu'on va laisser les filles dormir, ses petites-filles et qu'il va m'emmener à la criée puis au marché. Moi qui jusque là n'aime guère manger autre chose que des tartines de pain beurré, j'observe captivée Vincent choisir un poisson, puis des poivrons joyeusement colorés, des aubergines gonflées. Plus tard, il y aura l'odeur de l'huile d'olive qui chauffe. C'est en regardant Vincent, puis sa fille à qui il a transmis son gout pour la cuisine que j'emmagasinerai suffisamment de souvenirs pour un jour me lancer  à mon tour. Après le marché, il allait boire son pastis avec ses copains. Certains il les connaissait depuis l'Algérie où ils avaient vécu avant de revenir en France. Revenir? Il ne la connaissait pas la France .Il était d'origine espagnole Vincent. Il avait été en Normandie une fois, à Cherbourg. Quand son bateau était arrivé dans le port normand, il neigeait. C'était la première fois qu'il voyait la neige. Du coup, il nous imaginait  nous les normands ensevelis sous des monceaux de neige 10 mois sur 12.

L'après-midi, il nous emmenait à la plage dans sa visa bleue.

Il avait longtemps travaillé sur des bateaux, beaucoup voyagé.

Vincent était divorcé. J'ai rencontré son ex femme plus tard. Je n'ai jamais compris que ces deux là aient pu se marier un jour: elle était bruyante, colérique, impulsive et ne mangeait que des surgelés. Ils ne se parlaient plus, avaient attendu que les enfants soient grands pour se séparer.

Je l'ai beaucoup vu à cette époque. Il était le beau-père de mon frère, le père de ma belle-soeur. Puis mon frère est parti vivre de l'autre côté de l'océan, puis il s'est séparé de sa femme. De mon côté, j'ai eu un enfant. J'ai cessé de voir Vincent. Je suis retournée en vacances à Sète quand la Pierre précieuse avait 6 ans. J'ai hésité à retourner le voir. Je n'avais plus mes deux grands-pères. J'ai tourné un moment dans son quartier puis j'ai fait demi-tour. Si j'avais envie qu'il rencontre mon fils, je ne voulais pas qu'il rencontre l'homme avec qui j'étais à cette époque. J'ai des regrets, pas de regrets, je ne sais pas. Vincent, j'entends encore sa voix, son accent ensoleillé, son ton autoritaire.

Hier, j'ai voulu acheter des calamars pour les farcir comme Vincent aurait pu le faire. C'est Phil Amant qui l'a fait. A chaque fois que je vais au marché couvert des Lilas, je pense à celui de Sète et à Vincent. A chaque fois que fois que je vais chercher du poisson à la criée aussi, comme à chaque fois qu'on me dit qu'il a neigé à Cherbourg.

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12 juin 2009

Soirée, l'autre point de vue

Pour Papistache

Je suis nerveuse à l'idée de sortir ce soir, nerveuse à l'idée d'aller à Paris demain. Ces histoires de ville bloquée pour la venue d'Obama m'angoisse. Si Phil Amant n'avait pas insisté pour que je les accompagne à ce concert, je n'y serais pas allée.
- Mais viens, S sera content de te voir et tu verras sa petite salle de concert chez lui. Puis si tu veux rechanter, il faut que tu renoues des contacts. R aussi sera content de te voir. Tu ne l'as jamais vu sur scène. C'est vraiment bien ce qu'ils font.

J'y suis allée, de guerre lasse. L'enfant n'a pas voulu venir. Il grandit j'imagine. Il a dit qu'ils les avait vu récemment avec son père. J'espère qu'il va être à l'heure pour venir, il n'est jamais à l'heure. Qu'est-ce qu'il m'énervait quand on vivait ensemble, et encore aujourd'hui. Il vient avec sa copine. C'est normal, j'imagine. Il a plutôt l'air heureux avec elle, plus qu'avec celle d'avant c'est sur. Elle a eu au moins ce mérite de nous débarrasser de la précédente. A elle je lui ai dit une fois qu'il semblait plus heureux depuis qu'il l'avait rencontrée. Elle est si jeune, enfin pas tant que ça quand même. Je me demande bien ce qu'elle peut connaitre à la vie. Le pire c'est qu'elle a un môme du même âge que le notre. Qui fait des enfants à 20 ans, dites moi? Enfin au moins, elle n'en désire pas particulièrement d'autre.
Pas envie de m'habiller, ni de me coiffer. Je ne me trouve plus assez belle. Les hommes ne se retournent plus comme avant. Alors à quoi bon...
Il arrive. Phil Amant est nerveux. Lui qui conduit si bien se trompe de chemin. Elle se moque de lui, passe sa main dans son cou, la retire comme prise en faute. Déjà l'autre jour au théâtre... Veut-elle me montrer que maintenant il est à elle? C'est pas très délicat je trouve.
Nous arrivons chez S, une immense baraque, des dépendances partout. Dans la voiture qui nous suivait y'a la Pierre précieuse, son fils. Je ne l'avais jamais vu cet enfant qui s'entend si peu avec le notre. C'est stupide. Ils ont le presque le même âge.
Je trouve que le collier de Aude est joli. Je lui dis. En revanche je ne sais pas comment elle fait pour ne pas grelotter avec ce qu'elle a sur les épaules, c'est à dire rien. Elle est joliment bronzée, je lui dis aussi.
Avec angoisse, je m'aperçois que mon portable ne passe pas, celui de Phil Amant oui. Je lui demande d'appeler notre fils.
Le concert commence. Je n'avais jamais vu R sur scène. Il fut un de mes techniciens quand je chantais encore, un garçon gentil et attentionné. J'aime beaucoup ce qu'ils font. J'applaudis à la fin du concert et demande à Phil Amant le disque pour ma fête des mères.
Je pourrais rentrer plus tôt, des personnes me l'ont proposées mais j'ai envie de rester discuter avec R et S. Je n'aime pas quand Phil Amant se moque de moi quand je lui demande s'il a rappelé notre fils. Je n'apprécie pas sa plaisanterie sur les pompiers qui ont la situation bien en mains. Il m'énerve quand il est comme ça, il m'énerve aussi quand il n'est pas à l'heure, il m'énerve quand il ne prend pas de décisions. Remarquez que si nous nous énervions pas un minimum, nous serions toujours ensemble. Tout ça est finalement normal comme le fait qu'il ne l'énerve pas encore elle. Je les ai couverts au début où ils se sont rencontrés, j'ai souvent servi d'alibi à Phil Amant quand il allait la retrouver et qu'il n'était pas libre. Comme celle de l'époque ne voulait pas entendre parler de moi, il n'y avait aucun risque qu'elle découvre quoi que ce soit.

Je rentre, l'enfant va bien.

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11 juin 2009

Soirée

Elle m'a énervée toute la soirée. J'étais pourtant plutôt heureuse de la voir. La soirée promettait d'être jolie. Elle a commencé dans la voiture me demandant si je savais si les bus fonctionneraient normalement le lendemain avec la visite du président américain, parce qu'elle avait un train à prendre pour Paris. Le problème paraissait intense à ses yeux. Je lui demandais si elle était beaucoup chargée. Non, me répond-elle. Puis je me rappelle qu'elle ne fait pas de vélo non plus, je voulais lui suggérer d'aller à la gare en vélo. Je me tais.  Elle ne conduit pas, ne fait pas de vélo. Elle ne s'en sent pas capable parait-il. J'imagine plutôt que dans ce passé où on lui augurait un avenir de star, elle s'imaginait dans des voitures avec chauffeurs, en avion ou TGV. Elle n'a donc jamais pris la peine de vraiment apprendre. " Je prendrai un taxi, dit-elle enfin si ils peuvent aller jusqu'à la gare, sinon Phil Amant tu pourras m'emmener?". Je ne peux m'empêcher de déclarer:, déjà agacée à la perspective d'une grasse matinée sans les bras de l'amoureux "Si les taxis n'y vont pas, je ne vois pas comment Phil Amant pourrait y aller". " Aude a raison, dit Phil Amant".
Elle me propose un morceau de chocolat noir. J'en prends, parait que ça déstresse. Je sens l'amoureux tendu, il n'arrête pas de se planter de route. Il est toujours tendu quand il nous voit ensemble. Je veux le réconforter, passe ma main dans son cou. Et merde je m'étais promis, aucun geste tendre en sa présence, je ne veux pas lui faire de peine. Mais j'aime encore moins voir malheureux Phil Amant.
On arrive là-bas, dans cette grande bâtisse perdue dans la campagne. Elle s'extasie, déclare qu'elle voudrait la même chose mais en centre ville, mais le centre ville d'une grande ville du sud. L'amie qui nous accompagne me confie: "Je me sentirais un peu perdue avec une maison pareil. Je préfèrerais une petite maison en bord de mer". Moi aussi, enfin plus grande que l'actuelle quand-même.

C'est la première fois qu'elle rencontre l'amie qui nous accompagne. Elle lui déballe sa dépression dans les deux minutes, puis dit qu'elle ne sort jamais, que si Phil Amant n'avait pas insisté pour qu'elle sorte un peu, elle ne serait pas venue, elle dit qu'il est le seul à pouvoir la faire sortir de chez elle.
Elle panique en s'apercevant que son portable ne passe pas. L'enfant de presque 14 ans est resté seul à la maison, il n'a pas voulu venir. " Il devrait pouvoir se débrouiller dis-je". " Non mais tu comprends, j'ai toujours peur qu'il lui arrive quelque chose". Bien sur, je comprends. Phil Amant reçoit lui et appelle leur enfant. Le concert va commencer.
Quand pour la troisième fois, elle me demande si je n'ai pas froid avec mes épaules dénudées, je ne sais plus comment je dois le prendre. Elle porte pull, manteau et même écharpe. Elle me dit qu'elle ne comprendra jamais rien aux normandes et à leur capacité à supporter le froid. Puis je ne sais plus pourquoi, elle attaque sur Phil Amant et son problème avec l'heure que je préfère appeler sa notion bien particulière du temps. Elle me dit qu'elle lui a offert montres, réveils  mais qu'il ne les a jamais utilisés. Il ne me serait jamais venu à l'esprit d'offrir un limiteur de temps à l'amoureux, pourquoi pas un sablier aussi? Phil Amant est à l'heure quand il s'agit de travail ou d'aller chercher enfant à la gare ou ailleurs. C'est juste qu'il ne vit pas dans le même espace temps que beaucoup. Il mange à 15h et 23h quand il le peut. C'est comme ça. Moi je connais, mon oncle et ma tante dans le sud, ils fonctionnent pareil et même que ça énerve mon père quand il y va. Du coup ces horaires là, ça me rappelle le sud et l'Espagne et du coup les vacances, et j'aime bien.
A la fin du concert , elle déclare à Phil Amant: "C'était très bien. Je veux le disque pour ma fête des mères."  t'es pas ma mère, lui dit en souriant Phil Amant. Demande à notre fils". A son sourire, je sais qu'il va aller lui acheter même si ça l'énerve.

Plus tard, elle surgit dans la salle où nous nous trouvons:

- Faut que tu appelles enfant.
- C'est bon, je l'ai déjà fait.
- Non mais il faut le rappeler
- Mais je l'ai fait
- C'était avant le concert.
- Non je l'ai appelé en sortant.
- Et alors? Tout va bien.
- Oui, les pompiers ont la situation bien en main.
- Tu m'énerves quand t'es comme ça. T'as acheté mon cadeau de fête des mères au moins?

Elle repart. Je me sens de plus en plus mal. Je sens sur moi les regards des inconnus avec qui nous discutions. Ils ne comprennent pas bien la situation, lui, elle, moi... Phil Amant me montre les deux disques. Le live est pour moi.
Plus tard elle me reparlera de mes épaules dénudées, j'entendrai aussi " mais tu es une jeune femme toi" plusieurs fois. Souvent elle insiste sur mon âge. Je ne sais pas ce que ça signifie. Si je peux, une prochaine fois couvrir mes épaules, j'aurai toujours 17 ou 18 ans de moins qu'elle, rien à faire. Enfin, j'aurai son âge à mon tour, mais pas en même temps.

Au moment de partir, elle dira à Phil Amant devant les personnes qu'on salue:"J'espère au moins que tu seras là pour faire à manger à ton fils demain midi". "Il n'a jamais dit le contraire, ne puis-je m'empêcher de répliquer.
Plus tard en voiture, elle s'inquiète de nouveau pour son train du lendemain. Arrivée dans sa rue, on aperçoit des jeunes qui trainent. Phil Amant ne peut s'empêcher:

- Mais qu'est ce qu'il fait Enfant à cette heure dehors?
- Quoi, où, où? C'est vraiment pas drôle de me faire des peurs comme ça.

Je ne crois pas qu'elle ait pu vivre 10 ans avec cet homme et ne pas savoir quand il plaisante.

Tragédienne, elle est tragédienne dans l'âme. Tout ceux qui l'ont vu sur scène s'accordent pour dire qu'elle y était merveilleuse. Seulement moi qui ne l'ai jamais vu sur scène, je vois  une femme malheureuse, qui fait un peu plus veille que son âge, qui a renoncé à séduire. Elle ressemble plus à du Zola qu'à du Racine. J'en ai de la peine pour elle, pour Phil Amant et leur enfant mais je crois qu'elle devrait cesser de vivre sur les ruines de son passé qu'il soit professionnel ou amoureux.

C'est la Pierre précieuse qui concluera la soirée en me disant plus tard: " Mais qu'est ce qu'elle est chiante. On dirait qu'elle se prend pour sa mère!"

Je trouve la critique assez juste, j'ai eu l'impression de passer la soirée avec une belle-mère pénible.

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10 juin 2009

Discrimination

J'ai deux saynettes à écrire sur la discrimination au travail. Du coup je réfléchis. De vrais exemples de discriminations j'en ai vu, j'en ai vécu aussi mais il y a aussi les petits faits du quotidien au travail, pas véritablement méchants mais discriminants. Tenez, pourquoi est-ce à moi qu'on demande de ramener les torchons sales pour les nettoyer? Est-ce parce que je suis la seule fille? Y'a de grandes chances. En fait je ne les ramène pas les torchons, je les laisse s'accumuler dans le placard, j'attends voir si un de ces messieurs va réagir...
Et vous la discrimination au travail?

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09 juin 2009

Trois petits plaisirs

Si Amélie Poulain aime briser la croûte d'une crème brûlée avec la pointe de la petite cuillère, faire des ricochets sur le canal Saint Martin et plonger la main dans un sac de grains, nous avons tous et toutes des petits plaisirs qui n'appartiennent qu'à nous et nous redonnent du baume au coeur.

Quels sont, comme Amélie, les trois petits plaisirs qui vous redonnent le baume au coeur?

C'est un tag que m'envoie Charl' et son jardin secret.

Un de mes petits plaisirs préférés c'est glisser ma main le long de la nuque de Phil Amant, du bas vers le haut jusqu'à toucher ses cheveux. Puis s'il est assis, j'y enfouis ma tête et clos la caresse d'un baiser au creux de son cou.

Un deuxième petit plaisir: un verre de vin rouge avec un morceau de parmesan au soleil en guise d'apéro,

M'éveiller au chant des oiseaux.


Vous voyez, je ne suis pas une fille compliquée. Je laisse le tag à ceux qui l'aiment.

Posté par blairaudes à 13:39 - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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