Mots dits

Partager les mots pour oublier mes maux...

15 octobre 2009

Lu...

Lu ce commentaire ce matin sur ce blog: "Je vous souhaite de vivre avec les hommes et les tableaux que vous aimez,"

 

C'est beau, non?
Profitez en pour vous promener dans le musée de Baltha, c'est un bel endroit.

 

Les hommes que j'aime, c'est vite trouvé mais les tableaux? Avec quels tableaux j'aimerais bien vivre...
Peut-être celui-ci:

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Et vous?

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21 septembre 2009

Celle qui ne parlait jamais d'amour.

Elle ne parle jamais d'amour. Oh je ne m'en suis pas tout de suite aperçu, c'est en réfléchissant au pourquoi de ses nombreux échecs "amoureux" que cela m'est venu.
Elle ne parle jamais d'amour, elle évoque des relations à bâtir. C'est peut-être parce que je bosse dans le bâtiment alors je m'attache à des détails, comme la qualité des matériaux apportés dans toute bonne construction. Et là je crois qu'elle fait fausse route. Elle construit ses amours sans fondations, si bien qu'elle se retrouve avec des mobilhomes, des mobilmans quoi, des histoires bancales qui s'effondre au premier coup de tonnerre.
Pour sa dernière histoire, elle ne m'a pas dit: "J'ai rencontré Monsieur X" , ni "je suis tombée raide amoureuse de MonsieurX" mais "J'ai une relation avec Monsieur X". ( Pour le lecteur curieux, il ne s'agit pas du Monsieur X de France Inter)
J'ai été troublé par la froideur de cette phrase. Peut-être juste une question de vocabulaire me direz-vous. Je n'aurais jamais pu dire ça. J'ai de bonnes relations avec le boucher, le guichetier de la poste près du boulot. Je n'emploierais pas non plus "relation" à propos d'amitié, ni même à propos de vous lecteurs.
En évoquant ses "relations", elle ne dit jamais: "mon Chéri", "Mon Amoureux", " Mon promis", "Mon mec" ... elle dit parfois "mon gars" même un "mon canari des îles" me paraitrait plus juste. Il lui est arrivé de me parler de Phil Amant en disant "Ton gars", s'ensuivaient quelques minutes d'imbroglios et quiproquos puisque "mon gars" pouvait peut-être désigner une Pierre précieuse mais certainement pas un Phil Amant.
Alors je rectifie: " Ah tu parles de mon amoureux, Phil Amant? Tu peux l'appeler par son prénom si tu veux"
Question de vocabulaire? Non je ne crois pas. C'est quelqu'un qui fait attention aux mots qu'elle emploie. Je crois que ces mots là, ils n'arrivent pas à franchir ses lèvres. J'ai aussi été handicapée de l'amour fut un temps. Ca se soigne assez bien.
Bon en attendant, je lui souhaite une relation durable avec Monsieur X.

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10 septembre 2009

Portrait

Il ne savait vivre en dehors des cris et de la haine, ne s'en apercevait même pas.

- Je trouve qu'on s'entend plutôt bien, disait-il à son fils.
- Mais t'es malade répondait l'adolescent, on s'engueule tout le temps, sinon on ne se dit rien.
- Je trouve qu'on s'entend bien, s'obstinait-il.

Il était incapable d'échanger sans attaquer, d'observer sans juger, de se valoriser sans nuire à l'autre. Les femmes qui traversaient sa vie se soumettaient ou se révoltaient. Tôt ou tard, elles partaient. Il finissait toujours seul, tentait de garder par la force ce qu'il ne pouvait avoir par amour, incapable qu'il était de regarder autre chose que lui-même.

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15 juillet 2009

De 1 à 20

Je le regarde sortir, contourner la maison. Il observe... je ne sais ce qu'il observe, un brin d'herbe, un buisson? Je compte jusqu'à 20. S'il se retourne et cherche mon regard, c'est qu'il m'aime. 1, 2... Je compte comme on compte les secondes. Enfin, j'essaye. 3, 4. Il disparait à l'angle de la maison. 5, 6, 7... Je me dévisse la tête pour l'apercevoir. 8, 9, 10... Il réapparait, toujours affairé. 11, 12, 13... cherche d'invisibles roses trémières _ elles ont disparu il y a si longtemps que je ne les ai jamais connues_ 14, 15, 16 ... J'ai le coeur qui s'accélère. 17... et s'il ne se retournait pas... 18... et s'il ne m'aimait plus... 19... Il lève la tête, me sourit...

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17 mars 2009

De l'amour.


La peur de tomber amoureux, d'avoir mal encore si ça ne marche pas bien. Préférer des histoires où le risque d'avoir mal n'existe pas puisqu'on n'aime pas vraiment. Avoir peur de rester seul. Ne plus se rappeler du délicieux vertiges des premiers temps d'un amour tout neuf ou bien au contraire chercher sans cesse à revivre ces instants.
Au début où j'ai eu mon chat, je ne le laissais pas sortir de l'appartement. J'avais peur qu'il se fasse écraser. Un jour Capucine s'est sauvée. J'ai eu peur. Elle est revenue. Depuis, je la laisse vivre sa vie. Elle me parait bien plus heureuse. Peut-être que je diminue sa durée de vie d'un an ou deux, peur-être plus, peut-être qu'elle ne se fera jamais écraser, que le grand air la fortifie. Je ne sais pas. Je sais juste qu'elle vit une chouette vie de chat.
Qu'est-il préférable: une histoire un peu tiède où on s'ennuie un peu mais sans le risque d'être vraiment malheureux, juste pas vraiment heureux? ou une histoire vivante et intense qui sera peut-être brève, peut-être pas, qui vous fera souffrir, peut-être pas? On cesserait de tomber amoureux si on pensait déjà au chagrin des séparations, à l'équilibre trouvé une fois de plus brisé. Il faudrait que cesse la peur d'aimer et c'est parfois dure pour d'ex cœurs brisés.


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09 mars 2009

Retour

Ce matin j'écoutais la radio, faisais mine d'être intéressée par les embouteillages porte des Lilas quand ce qui m'intéressait au fond c'est de voir un bout de mer avant de partir travailler.
Quand je suis rentrée hier soir il était près de minuit. Le moteur de la voiture éteint et malgré les miaulements protestataires d'un chat mécontent d'avoir passé le week-end dehors, j'écoutais le bruit des vagues.
Drôles d'ambiance dans ces retours nocturnes des dimanches soirs. Il y a d'abord les deux heures de train, plutôt calme le train du dimanche soir, deux heures dans la promiscuité d'inconnus dont on essaye de deviner les raisons de la présence dans ce train, s'ils s'arrêteront à Evreux ou bien s'ils iront dans ce bout de fin de terre qu'est Cherbourg. Puis la sortie du train, retrouver la voiture garée un peu plus haut puis rouler une petite demi-heure dans la nuit, sentiment de liberté freiné par la fin brutale de la route qui s'arrête devant les vagues.
Paradoxe des retours tristes parce que les bras de mon amour ne me suivent pas, retours tristes mais doux parce que la vie est plus douce ici. Le départ me donne le sentiment contraire, je suis toute heureuse d'aller le rejoindre mais me retrouve vite bousculée dans le métro, sur les trottoirs, encore mal adaptée au rythme vif, étourdie.

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29 novembre 2008

débats, ébats , des bas...

Et bien, ma petite note d'hier a eu le mérite de vous faire réagir.
Juste un petit mot: je crois que la solitude effraye beaucoup d'entre nous et puis on n'a pas tous la chance d'être tombé sur le bon ou la bonne du premier coup et puis la vie nous fait prendre des chemins détournés parfois.
Le mot de la fin pour l'amoureux qui philosophe au ptit dej: " les hommes fuient la solitude avec leur femme, et fuient leur femme avec leur maitresse!"

En tous les cas messieurs, sachez que je vous aime beaucoup pour la plupart.

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28 novembre 2008

A vos théories!

Vous aller me targuer de féminisme mal placé ou plutôt de mauvaises pensées envers les hommes, et puis j'y vais, ayant autant de commentateurs homme que femme sur ce blog, vous me direz ce que vous en pensez:

Conversation avec l'amoureux hier soir:

- Tiens J et M se séparent, me dit l'amoureux.
- Ah encore.
- Non cette fois ci c'est la bonne. Ils en ont parlé sérieusement.
- Moi j'y croirai que quand ce sera fait. J dit toujours ça mais il ne partira que quand il aura trouvé la remplaçante de M. Je lui ai déjà dit d'ailleurs.
- Ben justement...
- Peux tu me dire pourquoi vous les hommes ne partez que quand les femmes vous virent ou bien quand vous avez trouvé sa remplaçante? Vous ne restez pas forcément très longtemps avec la nouvelle d'ailleurs, c'est comme un tremplin pour fuir une relation qui ne vous va plus.



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24 octobre 2008

créer

J'aime le regarder quand il pense à sa prochaine création, l'esprit en ébullition, mille idées à la minute.
Les jours où je ne travaille pas, il pourrait aller à l'atelier. Le plus souvent il reste, travaille autrement.
Cette nouvelle lampe je la vois prendre corps petit à petit. C'est un perfectionniste, un minutieux.
Je suis à côté, j'écris. Quand la faim se fera sentir, on mangera... Les mot échangés ces jours là sont rares mais précieux comme les bois qu'il choisit pour ses luminaires.

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