Mots dits

Partager les mots pour oublier mes maux...

17 octobre 2009

Y'a les folles requêtes puis les autres...

Y'a les folles requêtes là, puis les requêtes particulières:

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01 octobre 2009

Hier, la mer était douce

Hier, la mer était douce comme... comme quoi d'ailleurs, du miel? non le miel n'est pas si doux, il râpe un peu la gorge souvent. Hier la mer était douce comme un sourire de Pierre précieuse, ou un regard de l'amoureux, à moins qu'elle ne fut douce comme des draps propres séchés au vent et surtout pas repassés qu'on retrouve dans son lit chez ses parents, des draps un peu rêches en fait. La mer était douce comme des draps un peu rêches. Etrange paradoxe. Parfois, la mer est un peu rêche, mais du coup elle ne ressemble plus à des draps rêches. Elle est rêche comme quoi d'ailleurs? Là n'est pas la question puisqu'elle était douce. Je crois qu'on a parfois dit de moi que j'étais rêche, d'autres me trouvent douce. Mais hier la mer était douce.

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24 septembre 2009

Un peu de vocabulaire

Nous venons d'acheter un dictionnaire au bureau, un tout beau, qui sent bon le livre neuf, un dico spécial BTP. J'adore les dictionnaires, de toutes sortes.
Je compulse, feuillette, découvre. Ainsi pour amoureux je trouve: qualifie parfois, sur chantier, le caractère poisseux d'un adhésif ou d'une colle étalée dont les solvants ne sont pas encore évaporés, d'une colle en humeur.
L'amourette est un bois dur d'Amazonie, brun clair moucheté, à veinages bruns.
Un hors d'œuvre ne se mange pas mais qualifie une construction annexe extérieure à un bâtiment ou bien un ornement ou un élément qui ne correspond pas au style général du bâtiment.
Une houppette est un petit ciseau utilisé par les sculpteurs.
Fil d'eau désigne la cote du niveau intérieur le plus bas d'une canalisation, d'un égout ou d'un caniveau; en revanche je n'ai pas trouvé Phil d'Aude.
Le crocodile est une petie scie.
Un ringard est une tige de métal.
Le synonyme de cheval est cendrure, c'est beau comme mot cendrure.

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21 septembre 2009

Celle qui ne parlait jamais d'amour.

Elle ne parle jamais d'amour. Oh je ne m'en suis pas tout de suite aperçu, c'est en réfléchissant au pourquoi de ses nombreux échecs "amoureux" que cela m'est venu.
Elle ne parle jamais d'amour, elle évoque des relations à bâtir. C'est peut-être parce que je bosse dans le bâtiment alors je m'attache à des détails, comme la qualité des matériaux apportés dans toute bonne construction. Et là je crois qu'elle fait fausse route. Elle construit ses amours sans fondations, si bien qu'elle se retrouve avec des mobilhomes, des mobilmans quoi, des histoires bancales qui s'effondre au premier coup de tonnerre.
Pour sa dernière histoire, elle ne m'a pas dit: "J'ai rencontré Monsieur X" , ni "je suis tombée raide amoureuse de MonsieurX" mais "J'ai une relation avec Monsieur X". ( Pour le lecteur curieux, il ne s'agit pas du Monsieur X de France Inter)
J'ai été troublé par la froideur de cette phrase. Peut-être juste une question de vocabulaire me direz-vous. Je n'aurais jamais pu dire ça. J'ai de bonnes relations avec le boucher, le guichetier de la poste près du boulot. Je n'emploierais pas non plus "relation" à propos d'amitié, ni même à propos de vous lecteurs.
En évoquant ses "relations", elle ne dit jamais: "mon Chéri", "Mon Amoureux", " Mon promis", "Mon mec" ... elle dit parfois "mon gars" même un "mon canari des îles" me paraitrait plus juste. Il lui est arrivé de me parler de Phil Amant en disant "Ton gars", s'ensuivaient quelques minutes d'imbroglios et quiproquos puisque "mon gars" pouvait peut-être désigner une Pierre précieuse mais certainement pas un Phil Amant.
Alors je rectifie: " Ah tu parles de mon amoureux, Phil Amant? Tu peux l'appeler par son prénom si tu veux"
Question de vocabulaire? Non je ne crois pas. C'est quelqu'un qui fait attention aux mots qu'elle emploie. Je crois que ces mots là, ils n'arrivent pas à franchir ses lèvres. J'ai aussi été handicapée de l'amour fut un temps. Ca se soigne assez bien.
Bon en attendant, je lui souhaite une relation durable avec Monsieur X.

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08 septembre 2009

Instants

Hier soir, la mer était basse, très basse même, si basse que des lagunes s'inventaient Un soleil plus bas, un nuage léger et l'eau s'est teintée lavande. Quelques pêcheurs de crevettes, beaucoup trop d'algues, un fond de blanc, deux jolis verres à pied et un amoureux. Plus tard, quelques gambas grillées et des poivrons doucement confits par l'amoureux...

Je ne sais pas si dans mon cas, on peut parler de résilience, il s'agit peut-être juste de la capacité à saisir les petits moments de bonheur.

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02 juin 2009

S'évader...

Empêcher les yeux de s'évader par la fenêtre. Ils veulent plonger dans la verdure et le bleu des fleurs. Je m'ennuie au travail comme je m'ennuyais à l'école, alors les pensées vagabondent, s'échappent comme dans un poème de Prévert. Tenter de ne pas égrainer les secondes, ni les minutes, ni les heures, plutôt égrainer les rêves et les mots.
Là maintenant, j'aimerais une balade à vélo, ou une baignade dans les vagues, un baiser de l'amoureux, tourner les pages d'un livre, écouter Nina Simone, regarder l'enfant et ses diabolos, sentir une rose, terminer une chanson.

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14 avril 2009

De quelle couleur seront les violettes?

La Pierre précieuse a une dictée à préparer pour la rentrée. Je m'attendais à un texte de son livre mais il me sort une feuille manuscrite, chiffonnée, écrite à la patte de mouches et pas du tout corrigée par la prof de français, comme ça il peut apprendre consciencieusement toutes les fautes oubliées. Je n'essaye même pas de déchiffrer.
- Tu sais qui est l'auteur?
- Non j'ai oublié
Alors je déchiffre:
"Je revois des prés, des bois profonds que la première poussée des bourgeons embrume d'un vert insaisissable... Violettes à courte tige... et violettes d'un blanc bleu veiné de nacre mauve(...)"

- Dis ma Pierre précieuse, il ne serait pas de Colette par hasard ton texte?

- Oui, je crois que c'est ça.

Les Vrilles de la vigne...

"Et les violettes elles-mêmes, écloses par magie dans l'herbe, cette nuit, les reconnais-tu ? Tu te penches, et comme moi tu t'étonnes;-ne sont-elles pas, ce printemps-ci, plus bleues ? Plus mauves... non plus bleues"

Ce matin, le réveil avait un goût de larmes, je m'étais laissée dire que dans un an, si nos projets suivaient leurs cours, je vivrais à Paris et que je ne guetterais pas l'éclosion des violettes, seront-elles bleues ou mauves les violettes que je ne sentirai plus?

Je vais devoir apprendre à voir la mer dans le ciel,

Je vais glisser quelques violettes desséchées dans mes livres,

Glisser des coquillages dans les poches de toutes mes vestes et tous mes manteaux,

Et contempler l'horizon dans les yeux de mon amoureux...

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04 avril 2009

Douceur

Comme un rendez-vous qu'on se serait donné en automne, on s'y est retrouvé. Un des deux bars face à la mer à rouvert pour la saison. Envie de tester les canapés et fauteuils à peine déballés devant un verre et la mer. Les mêmes que l'an passé et on recommence, le temps d'abandonner ses maux d'hiver, tourments de nos tempêtes intérieures. Soirée douce, prélude d'une saison qui commence.
Sourire ce matin quand en y retournant pour un café, j'aperçois le canapé face à la mer. La veille il lui tournait le dos, c'étaient les fauteuils qui regardaient la mer. En quittant les lieux j'avais dit au patron du bar "Le canapé face à la mer, ce serait mieux pour les amoureux blottis non?". Ce matin il bruinait, le canapé était déserté, nous nous y sommes installés en amoureux. Quand il nous y a vus, il a paru content le taulier.
Dans le jardin, j'ai mis des fraisiers et des framboisiers, pas beaucoup juste un peu, puis j'ai semé des fleurs au hasard.  J'ai humé l'odeur de la terre encore humide. Plus tôt, j'avais senti un vieux Lagarde et Michard. Les deux odeurs avaient quelque chose de semblable, une légère odeur de bonheur mouillé.

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27 janvier 2009

à 15mn du grand bleu

Si j'avais découpé le brouillard au ciseau ce matin, j'aurais eu une belle étoffe pour la confection d'une jolie robe...
A Caen, le temps est resté gris, vous savez ce temps très gris avec l'humidité qui semble ronger vos os.
La voiture de l'amoureux a rendu l'âme, voilà presque une semaine mais je vous raconterai sa lente agonie une autre fois. Du coup il n'a plus de voiture, alors on se partage la mienne (à propos si vous avez une bonne voiture à vendre et pas chère...) . Ce matin, il était resté à la maison, il devait prendre un bus pour venir me rejoindre mais ce sont des bus de campagne et ils sont rares. A midi je l'ai appelé, je lui ai proposé de venir le chercher. Il ne voulait pas que je m'embête, j'ai insisté. Il a préparé à manger pendant que j'arrivais. Je ne rentre jamais le midi, top de route pour trop peu de temps. Aujourd'hui je suis rentrée le midi et j'ai vu... un grand ciel bleu et la mer.
J'étais à 15 minutes d'un temps frais, certes, mais magnifique, à 15 minutes du bonheur.

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12 janvier 2009

pêle mêle

Paris était bien joli dans le froid. J'aime bien coller ma tête contre la vitre d'un bus la nuit venue, contempler les lumières, la Seine et les beaux monuments. Même la vue d'un bateau mouche me comble de joie, plus que celle du rat qui a déboulé devant mes pieds effrayés dans le métro arrêt "arts et métiers".
Il faisait si froid, les petites vieilles dans le métro et le bus avaient ressortis leurs antiques manteaux de fourrure, les ptits gars de banlieue des chapkas en fausse fourrure et des blousons en simili cuir. Le tout était fort laid mais assez charmant au fond.
J'aime bien visiter les musées en soirée loin des hordes de touristes. Si j'étais présidente, je demanderais au roi d'Espagne de me réserver l'Alhambra rien que pour moi juste une fois, en échange je lui offrirais le Louvre pour une journée.
Les magasins en soirée les jours de soldes ressemblent à des lendemains de fête: c'est triste, blafard et c'est encore plus le bordel que dans mon sac.
J'aime bien avancer dans la nuit aux côtés de l'amoureux, traverser un pont, prétexter le froid pour être encore plus près de lui.

Posté par blairaudes à 09:58 - Vide poches - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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