23 juin 2009
De la perte des repères.
La femme de ménage a bougé mon bureau, de 2 cm à peine. Les bleus qui colorent mes cuisses en témoignent. Deux centimètres et je loupe à chaque fois le virage et me mange l'angle dans la cuisse. J'ai d'abord mis sur le compte du lundi matin difficile les attaques vicieuses de bureau mais une fine observation ce matin m'a permis de déduire à un déplacement en traitre. Je l'ai remis en place ce bureau cogneur.
Je n'aime pas qu'on bouleverse certains de mes repères. Tous les débuts de semaine je pars au travail juste après le billet d'humeur de Stéphane Guillon et ce depuis la rentrée. Je commence à 8h30 mais souvent je suis en retard (je devrais partir avant le billet d'humeur de Stéphane Guillon et l'écouter dans la voiture) et je cherche une place en écoutant la revue de presse de Frédéric Pommier. Ah oui mais j'ai lu ici et là que le nouveau directeur de France Inter avait déjà viré ce dernier. Je vais faire comment moi pour trouver une place gratuite dans m'énerver? Parce que la voix calme de Frédéric Pommier a le don de m'apaiser à un moment où j'ai envie de tirer à vue sur tous ceux qui me piquent une place sous le nez. Et puis c'est un repère: il commence sa revue de presse donc il n'y a plus de temps à perdre. Souvent j'ai trouvé une place avant la fin, je lis la suite sur le net. C'est que je l'aime bien cette revue de presse. J'ai lu à droite, à gauche qu'elle n'était pas terrible sa revue de presse. Et bien, je l'aime bien, elle ne ressemble pas aux autres revues de presse, elle est drôle, anecdotique. J'imagine avec effroi la rentrée prochaine où je devrai effectuer mes créneaux sans les encouragements de Frédéric Pommier, sous la voix d'un inconnu qui ne me plaira peut-être pas. Je n'aimais déjà pas beaucoup le nouveau directeur de France Inter mais ça ne risque pas de s'arranger, surtout si par sa faute je n'arrive plus à me garer.
02 février 2009
De la décoration
Quand je vois le bureau installé aujourd'hui pour Little Boss, je me dis que finalement le buffet secrétaire derrière moi n'est pas si laid. C'est ce que j'appelle relativiser. Je ne sais pas si c'est le gout ou bien le snobisme de Big Boss qui me surpend le plus. Enfin si, il a toujours de très beaux costumes, du genre coupé sur mesure. Je suis bien obligée de reconnaitre le tombé impeccable de ses vêtements. Mais le tout manque cruellement de simplicité et le manque de simplicité nuit à l'élégance. Enfin, c'est ce que je pense, je ne suis pas non plus arbitre de l'élégance et du bon gout. Bref mon patron a des gouts plutôt bling-bling, parait que c'est dans l'air du temps...
Pour en revenir à ce bureau, il est franchement laid et franchement cher du coup: un morceau de verre sur des pieds en fer mastocs, bien trop grand pour la pièce. Je n'ai pas de photos à vous montrer. Du coup je vous mets la photo d'un bureau en verre et bois que je trouve très beau ( Carlo Mollino 1950).

