20 juillet 2009
Mais à quoi pense ce chat qui contemple la mer?
Régulièrement, je vois ce chat, immobile, en hauteur sur un mur, altier, le poil noir juste rehaussé d'une cravate blanche. Il contemple la mer et donne l'impression que rien ne pourra le déranger. Il ignore tout appel, tout bruit. Il contemple la mer. Imperturbable.
J'ai parfois entendu que les chats n'aimaient pas la mer, qu'ils y perdaient leurs repères?
La Pierre précieuse se demande souvent si Capucine va à la plage pendant nos absences!
Mais à quoi pense ce chat lorsqu'il contemple la mer? Attend-il son maitre? Guette-t-il les sauts des bars? S'apprête-t-il à bondir sur une mouette en vol? Évacue-t-il le stress du quotidien? A-t-il conscience qu'il rend l'endroit encore plus beau?
J'aime bien croiser ce chat lors de mes promenades comme ce soir.
18 juillet 2009
C'est un peu con une fourmi, non?
Il y avait quelques fourmis sur les marches devant la porte d'entrée, pas trop gênantes. Elles avaient sorti le sable glissé dans les interstices, l'avaient creusé. Elles ne me gênaient pas trop, ne piquaient pas. Je les contemplais en buvant mon chocolat le matin assise sur la marche.
Quand je suis rentrée jeudi, elles avaient envahi la terrasse, impossible d'y poser le pied sans les sentir à l'assaut . Sans doute l'orage... Même les grosses ailées étaient là.
Depuis elles m'agacent à s'agiter comme ça toutes ces ouvrières, à bosser valeureusement. Je culpabiliserais presque de me mettre dans la chaise longue avec un bouquin quand elles travaillent comme des forcenées. Quand la fourmi me regarde boire un verre c'est comme si elle me traitait de cigale.
-Allez bois ma grande _ pour les fourmis je suis grande_ , bois, chantonne en écoutant Nina Simone, offre tes jambes au soleil, tes cheveux à la pluie, tes pieds au sable. Cours te baigner, te vautrer dans la luxure avec ton amant. Tu riras moins cet hiver quand par - 10°, tu devras aller à hyper U pour remplir ton frigo et au boulot pour payer Hyper u.
Elles m'énervent les fourmis, les ouvrières surtout. Pas même de vie sexuelle pour elles ai-je lu, tout pour la reine. C'est pas une vie ça.
Le savant-elles que je peux anéantir leur fourmilière? Alors à quoi bon entasser toutes ces provisions.
Y'a pas longtemps que dans une assiette composée de plusieurs aliments, je mange d'abord mon préféré. On ne sait jamais si j'étais terrassée par une crise cardiaque en plein repas. Elles feraient mieux de prendre une micro serviette et d'aller faire un tour à la plage. C'est un peu con une formi je trouve. Je préfère mon chat qui ne veut même plus chasser, qui miaule en attendant que j'aille acheter des croquettes, qui se roule au soleil, se prélasse dans le linge propre qui vient juste d'être ramassé.
09 mars 2009
Retour
Ce matin j'écoutais la radio, faisais mine d'être intéressée par les embouteillages porte des Lilas quand ce qui m'intéressait au fond c'est de voir un bout de mer avant de partir travailler.
Quand je suis rentrée hier soir il était près de minuit. Le moteur de la voiture éteint et malgré les miaulements protestataires d'un chat mécontent d'avoir passé le week-end dehors, j'écoutais le bruit des vagues.
Drôles d'ambiance dans ces retours nocturnes des dimanches soirs. Il y a d'abord les deux heures de train, plutôt calme le train du dimanche soir, deux heures dans la promiscuité d'inconnus dont on essaye de deviner les raisons de la présence dans ce train, s'ils s'arrêteront à Evreux ou bien s'ils iront dans ce bout de fin de terre qu'est Cherbourg. Puis la sortie du train, retrouver la voiture garée un peu plus haut puis rouler une petite demi-heure dans la nuit, sentiment de liberté freiné par la fin brutale de la route qui s'arrête devant les vagues.
Paradoxe des retours tristes parce que les bras de mon amour ne me suivent pas, retours tristes mais doux parce que la vie est plus douce ici. Le départ me donne le sentiment contraire, je suis toute heureuse d'aller le rejoindre mais me retrouve vite bousculée dans le métro, sur les trottoirs, encore mal adaptée au rythme vif, étourdie.
12 février 2009
Humeurs
J'aurais voulu vous écrire une histoire aujourd'hui mais je sèche, c'est pas comme mon nez qui coule. J'ai le cerveau embrouillé, du coup les idées le sont aussi.
Pas mon compte de sommeil depuis quelques jours, pas étonnant avec un chat qui demande à sortir deux fois la nuit et casse des verres en rentrant. Ça me fait penser que mon chailleul (filleul-chat) a disparu depuis plusieurs jours. Il est bien petit pour vadrouiller ainsi. J'espère qu'il va revenir.
Phil Amant me manque aussi, déjà un moment qu'il est parti. " Faut qu'on vive ensemble" dit-il à chaque retour. J'aimerais bien mais je ne vois pas trop comment on va s'y prendre. Il est parfois des obstacles qui paraissent insurmontables. Vivre ensemble n'est certainement pas insurmontable juste compliqué. Faudrait déjà trouver où. A Paris ou en Normandie? Je m'en fiche un peu au fond. Ici c'est pas mon travail qui me retient, ça c'est sur. La mer, les amis plus c'est certain. On pourrait s'expatrier complètement ailleurs aussi histoire de compliquer encore un peu plus la donne. Je rêve d'être sans attaches, partir avec mon sac, ne pas me retourner. Je voudrais vivre plusieurs vies et pourtant celle-ci me parait parfois insupportable.
Bon je vous laisse c'est moi qui suis insupportable.
05 février 2009
Fourre-tout
J'ai envie d'être sur lui. J'y serais au chaud. Là, elle m'a abandonné à même le sol. C'est du parquet mais il est sale. Lui, je l'ai vu hier mais je n'ai pas eu droit à ma place bien chaude. Ce sale chat à poils longs le squattait déjà. C'est le cas de plus en plus souvent sauf quand il est froid. Souvent elle me laisse dormir aux pieds des chaussures, je l'entends s'esclaffer, "aux pieds des chaussures, c'est drôle!", elle me laisse donc dormir aux pieds des chaussures à terre sur le carrelage glacé. Si encore, elle me rangeait de temps en temps... non jamais. "De quoi tu te plains, t'es toujours avec moi, enfin pas loin quoi". Elle m'a quand même oublié dans son bureau en travaux, laissé seul avec les ouvriers. J'aurais presque aimé qu'ils me touchent, me fouillent. Pfff, ils étaient honnêtes. Je voudrais seulement passer plus de temps avec mon bien aimé. Je ne sais même pas ce qu'il pense de moi. Elle, elle ne m'aime pas vraiment. Elle dit parfois " les sacs je les choisis pas chers comme ça je peux en changer souvent". Quelle trainée!
J'ai envie d'être sur lui, mon radiateur tiède, seulement ce n'est pas le radiateur de la maison mais juste celui d'une de ses amies.
15 décembre 2008
Nuit
Allongée, j'observe la lune qui me nargue dane la glace de l'armoire. Une fois de plus je ne trouve pas le sommeil. J'aimerais plonger dans les bras de l'amoureux. Je dors mieux quand il est là. J'écoute le vent et la pluie. Il me semble même entendre la mer qui remonte. Ce matin, j'ai entendu un oiseau chanter quand je me réveillais. J'ai bien tenté de voir ce valeureux qui bravait l'hiver, en vain...
Je jette un oeil sur les chiffres rouges du réveil. Deux heures déjà. Le chat demande à sortir. Elle m'énerve parfois. Que diable peut_elle bien faire sous la pluie, le vent et le noir? Je finis par m'endormir, me réveille en sursaut. Les miaulements en colère de chats qui se battent me réveillent. Je ne me lève pas, écoute. Dehors ça crache, crie, se bat. Un pot de fleurs tombe. Je me lève, ouvre la porte qui donne sur le jardin. J'ai le temps d'apercevoir un chat noir et blanc fuir. Je l'ai déjà vu, il ressemble à Félix de la pub. Capucine rentre sans demander son reste, file à sa gamelle. Je la caresse un peu. Elle déteste ce chat. Leur guerre de territoire semble intense et sans fin. Est-ce pour se faire un allié qu'elle laisse le jeune chat des voisins, un tout gris et blanc prénommé Nuage rentrer dans la maison et même manger dans sa gamelle. C'est le premier chat qu'elle semble tolérer, enfin non il y a bien eu mon vieux Cookies mais elle le voyait chez mes parents c'était différent. Cookies était blanc et gris aussi, et le plus adorable des chats. Peut-être que Capucine n'aime que les chats blancs et gris? Faut que je pense à lui présenter Choubaka mon chat-filleul (chailleul?) qui est blanc et gris aussi. Oui, je suis la marraine d'un chat, la Pierre précieuse est sa parraine puisque ce chat avait déjà un parrain. Il ne lui manque plus qu'un marrain. Mon chailleul a une tête de chat de calendrier des postes.
Et Georges, vous vous souvenez de Georges? Je l'ai revu il n'y a pas très longtemps. Après avoir menacé de l'abandonner à maintes reprises, ils l'ont gardé. Je suis sure qu'il m'a reconnu parmi la foule d'invités venus pour l'anniversaire de sa maitresse. Quand je l'ai appelé il est venu du buisson où il aimait déjà se cacher cet été. Se rappelait-il de notre solitude d'alors, moi sans mon fils et lui sans sa mère, guettant la venue des hérissons?
Je me suis recouchée, Capucine vient me rejoindre, ronronne doucement.
C'est bientôt l'heure de se lever.
21 novembre 2008
Insomnie
Le sommeil ne veut pas de moi, il me chasse, m'ennuie.
Le chat pleure à la porte, moi sur mon canapé. Il y fait meilleur. Je le laisse entrer et il cesse de pleurer, s'endort après sa toilette de chat.
Je dors un peu comme un chat, quelques heures de ci de là, un sommeil trop léger. Je plains celui qui tenterait de m'assassiner pendant mon sommeil, c'est encore là que je suis la plus attentive à tout.
En somme, les mots qui sommeillent en moi m'empêchent de dormir.
Chut, je vous laisse dormir et m'en vais écrire des choses plus sérieuses. Tant pis, si demain me trouve fatiguée.

