28 avril 2009
Lilas
Le vent et la pluie ont presque jeté le lilas à terre hier. Étrange, ce lilas qui a résisté aux tempêtes de l'hiver, n'a pas supporté hier les giboulées du printemps. Ou bien s'est-il penché pour que je puisse humer la douceur du parfum de ses fleurs blanches? Dans le mur à côté il y avait des crochets, j'ai supposé que c'était pour l'attacher. C'est ce que j'ai fait. Ses fleurs s'offrent aux voisins maintenant, j'ai serré trop fort.
Quand je suis retournée au travail lundi matin, il y avait le lilas et puis plein de nouvelles fleurs qui avaient poussées pendant le weekend. Une merveille ce jardin...
24 avril 2009
Quand je ne suis pas à la mer...
... je suis là, au travail
les jacinthes
Un petit brin de bonheur, un peu flou le bonheur!
Un vieux mur en pierres
fleurs de pommier
le bassin de granit et sa pompe
une violette tardive
les plumes de pissenlits
des petites fleurs jaunes qui lézardent contre un mur.
Comment pourrais-je avoir envie de travailler avec un jardin pareil?
20 avril 2009
Dans l'herbe...
Dans l'herbe vendredi soir, j'ai oublié "Les vrilles de la vigne" que je voulais relire. Il a plu samedi et dimanche. Mon livre était mouillé. J'ai pensé que Colette ne m'en voudrait pas d'oublier un de ses livres parmi les herbes, les limaces, la pluie et les violettes, au contraire... Je l'ai retrouvé hier soir. Depuis il sèche sur le radiateur.
Dans le jardin du bureau, je découvre chaque jour de nouvelles fleurs. Depuis une quinzaine de jours, des fleurs mauves à clochettes (des campanules?) abondent, ici et là de jolies tulipes écarlates et comble de bonheur, en rentrant tout à l'heure, j'ai vu trois timides brins de muguet à peine éclos. Des fleurs poussent sur un arbre, roses tendres (fleurs de cerisier?). Je n'oublie pas les pissenlits jaunes qui se fanant laissent s'envoler leurs plumes blanches au vent.
16 décembre 2008
Impressions du soir... espoir?
Hier soir, je suis allée dans nos nouveaux bureaux. Je n'y étais pas retournée depuis la mérule, le début des travaux, enfin tout ça nous mène à l'été...
Il commence à faire sombre, la nuit tombe si vite ces jours-ci. La porte du jardin est entrouverte, Samuel le poseur de parquet y travaille encore. J'aime bien Samuel, il est à la fois doux et volubile. Il remarque des choses que les autres ne remarquent pas, un joli caillou, un nuage biscornu et les jolies filles. Les jolies filles tout le monde les remarque me direz vous, et bien Samuel encore un peu plus. C'est un peu gênant sur les chantiers parfois. Les entreprises de nettoyage n'ont qu'à pas exploiter de jolies étudiantes. On les retrouve aux côtés de Samuel qui leur explique non pas les estampes japonaises mais l'art de poser du parquet. Nous on s'en fiche, nous ne sommes pas ses patrons et le travail est fait. Samuel a attendu gentiment que j'arrive. Il me montre son parquet fraichement posé.
Le jardin est dévasté, c'est le papa de bigboss l'auteur du massacre. Adieu jasmin, roses... Il était moins cher que le paysagiste mais le résultat est désolant. Il y avait trop d'ombre m'objecte t'on. A la place d'un joli buisson les plombiers ont laissé les vieux toilettes.
Le bassin de granit a été vidé. Je demanderai à la pierre précieuse d'y ramener poissons rouges et tétards, peut-être même une famille triton.
J'aime la cheminée blanche sur le bois du parquet. Mon bureau sera juste en face, celui de Carlito tout à côté. Si un chaton abandonné par là voulait bien venir jusqu'ici, sur qu'il y serait bien au pied de la cheminée.
L'informaticien parti (oui j'étais là pour l'informaticien), je laisse la rumeur de la ville monter jusqu'à moi, troubler le silence du jardin. La porte entrouverte laisse défiler les phares des voitures. J'entends mieux le silence dans le tumulte lointain
28 août 2008
Pomme
Carlito, gentil collègue nous a ramené à chacun une pomme du jardin de nos futurs bureaux. Elle était bonne cette pomme, quoique un peu verte encore. Nous avons sitôt imaginé nous contocter tartes et compotes les après-midi d'automne dans la cuisine des futurs bureaux. Et puis tiens, pourquoi pas une petite gargotte le midi pour les amis qui travaillent aussi et pas très loin.
Je suis officiellement en week-end à cette heure. Je ne sais pas si je vous lirai avant lundi, la connexion pirate de la maison jouant les mutines.






