14 décembre 2008
de la difficulté de ne pas sortir seule un dimanche
Je vais mieux, bonne nouvelle. C'est pas encore la grande forme mais je pouvais envisager d'aller écouter un peu de jazz cet après-midi. Je n'ai pas envie d'y aller seule alors je passe quelques coups de fil:
La première copine que j'appelle ne peut pas, elle est en transvasement d'enfants (son ex doit passer chercher ses deux enfants, ils sont en garde alternée)
La deuxième ne veut pas faire la même chose tous les dimanches, et puis c'est vrai que trimbaler les jumelles de deux ans ce n'est pas toujours facile.
La troisième n'est visiblement pas là.
Le quatrième est malade et pas encore en état de sortir.
Bon je laisse tomber et les coups de fil et le concert... Il y a là-bas certainement du monde de ma connaissance mais j'ai pas envie d'arriver toute seule. Si vous étiez près de moi, je vous aurais proposé de venir...
09 décembre 2008
Celle qui n'a pas l'esprit d'entreprise
Big Boss avait dans la tête cette année de nous organiser un repas de Noël, j'aurais préfér une prime de Noël. Enfin... Pour ceux qui ne suivent pas ou bien la mémoire qui flanche, je rappelle que Big Boss on ne le voit que rarement, il est à Paris, au siège. L'idée de Big Boss c'était de faire venir Paris et Rouen ici pour qu'enfin on se rencontre tous. Ce sont les gars qui m'ont annoncé cela, un lundi matin. Je tâchais de ne pas trop faire ma mine déconfite, mimais un semblant d'enthousiasme: " Ah c'est bien en effet". Enfin Yvon-little-boss me rassura involontairement "Le 19 c'est pas possible, on est à Rouen toute la journée", m'infligea le supplice de la douche froide: " en revanche le 22... Ah oui et puis Big Boss voufrait qu'on trouve une activité à faire tous ensemble pour l'après-midi". Moi: " on pourrait déménager les bureaux ce jour là, ce serait bien, on sera nombreux!"
C'est que je ne me vois pas du tout mais pas du tout déjà trouver une activité et ensuite pratiquer cette activité avec eux tous. C'est que l'esprit d'entreprise moi je m'en fiche, mes collègues ils peuvent bien faire ce qu'ils veulent de leur vie du tricot comme de l'échangisme tant qu'ils ne me demandent de pratiquer ni l'un ni l'autre. Puis quelle activité? J'ai bien vu la vidéo d'un séminaire organisé avant que j'arrive, un séminaire au sport d'hiver avec les clients, tout plein d'alccol fort et de la musique qui sonne pas bien dans mes oreilles. Même que Yvon-little-boss, il ne m'avait pas paru bien à l'aise avec ces parisiens branchouilles. Yvon-little-boss, on se croise dans les concerts de jazz le week-end. Il aime tellement ça qu'il ne prend pas un verre pendant le concert, il s'assied religieusement et écoute. Les trajets dans la grosse Audi de big boss, techno à fond, il n'aime pas trop. Big Boss il a un fesse book long comme son relevé de compte avec des blondes aux noms exotiques de l'est en photo partout. Yvon-little-boss quand il parle à sa femme au téléphone, j'ai envie de pleurer tellement il est mignon. Moi fesse-book, je n'y comprends rien, je l'ai déjà dit. J'ai bien songé à y inscrire le chat mais ce sera le sujet d'un autre billet si vous voulez bien. De toute façon, je ne vais pas leur plaire à mes collègues parisiens, je ne plais qu'aux artistes, aux cavistes, aux pêcheurs et aux rêveurs, puis à un notaire aussi mais un seul et puis il est un peu artiste aussi. Ceci dit j'ai pas besoin de leur plaire, c'est vrai aussi mais je n'aime pas déplaire.
Enfin le 22 il parait que c'est pas possible pour eux, donc je viens de vous faire un billet pour rien!
07 décembre 2008
Dimanche après-midi
C'est dimanche, entre chien et loup, quand il n'est pas si tard mais que pourtant le ciel rosit au dessus de la mer. On cherche une place sur le petit parking du bar, quelqu'un prend la dernière place. Je ne râle pas parce que je reconnais une copine. On rentre dans le bar, les musiciens ont déjà commencé. Du jazz, du vrai, du bon. Les lumières sont tamisées, au fond du bar, on aperçoit la mer qui prend ses couleurs du soir. On commande des chocolats parce qu'il fait froid, qu'ils les servent dans de grands bols et qu'ils ont un gout de beurre demi-sel. Je regarde les yeux de l'amoureux. J'ai toujours trouvé que le jazz allait bien avec sa sombritude (je sais, ce mot n'existe pas mais je l'aime bien). J'aime cette idée des concerts le dimanche en fin d'après-midi à l'heure un peu triste où on commence à se dire que demain c'est lundi.
Le jazz je n'y connais pas grand chose, je l'aime à l'instinct et il m'emmène loin, à chaque fois, dans un autre monde. Je n'ai même plus besoin de fermer les yeux pour me croire à New-York dans les années 50 au cœur de la nuit.
