Mots dits

Partager les mots pour oublier mes maux...

09 mars 2009

Retour

Ce matin j'écoutais la radio, faisais mine d'être intéressée par les embouteillages porte des Lilas quand ce qui m'intéressait au fond c'est de voir un bout de mer avant de partir travailler.
Quand je suis rentrée hier soir il était près de minuit. Le moteur de la voiture éteint et malgré les miaulements protestataires d'un chat mécontent d'avoir passé le week-end dehors, j'écoutais le bruit des vagues.
Drôles d'ambiance dans ces retours nocturnes des dimanches soirs. Il y a d'abord les deux heures de train, plutôt calme le train du dimanche soir, deux heures dans la promiscuité d'inconnus dont on essaye de deviner les raisons de la présence dans ce train, s'ils s'arrêteront à Evreux ou bien s'ils iront dans ce bout de fin de terre qu'est Cherbourg. Puis la sortie du train, retrouver la voiture garée un peu plus haut puis rouler une petite demi-heure dans la nuit, sentiment de liberté freiné par la fin brutale de la route qui s'arrête devant les vagues.
Paradoxe des retours tristes parce que les bras de mon amour ne me suivent pas, retours tristes mais doux parce que la vie est plus douce ici. Le départ me donne le sentiment contraire, je suis toute heureuse d'aller le rejoindre mais me retrouve vite bousculée dans le métro, sur les trottoirs, encore mal adaptée au rythme vif, étourdie.

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07 mars 2009

Lecture

Le dernier Djian pour le train, fini avant d'arriver.

J'ai aussi terminé "Ainsi soit-elle" de Benoite Groult. J'ai lu à droite et à gauche que ce livre était à mettre entre les mains de toutes les femmes, entre celles des hommes me semblerait tout aussi judicieux. J'en ai lu des passages à haute voix à Phil Amant. Cet homme est plus féministe que moi. Je m'en doutais déjà. On ne peut pas parler d'un moment de bonheur à la lecture de ce livre, juste un moment de réalité. Réalité souvent dure, parfois drôle.

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03 janvier 2009

En vrac

Capucine a éternué au moins 10 fois ce soir et pleuré une heure. Petite minette laissée sous un préau seule pendant plusieurs jours. La jolie petite Zoé passait lui donnait des croquettes chaque jour et quelques caresses.Enfin, elle me semble calmée, réfugiée sur le lit vide de la pierre précieuse.
Le 31 dans le train, les gens montaient à Paris pour faire la fête, sans trop savoir où parfois. J'ai vu des jeunes filles se changer avant de sortir du train. Dans le métro, les gents étaient beaux et élégants, moi ce fut un des rares jours de l'année que je passai en jean.
A Paris, j'ai bu un chocolat pas très bon dans un salon de thé. Il n'avait pas le gout de chocolat, ça ressemblait à une boisson chaude qui se la pète et en plus ils n'étaient pas gentils dans ce salon de thé et ont paru abasourdis que je préfère de la tarte aux poireaux plutôt qu'une pâtisserie pour accompagner mon chocolat qui n'en était pas un. Qu'y puis-je si je préfère le salé, si je préfère qu'on m'offre un saucisson plutôt que des chocolats?
L'amoureux est bien amoureux sinon il ne m'aurait pas accompagné dans le métro jusqu'à la gare. Il déteste le métro et c'est bien la première fois que je le voyais dedans. Comme il y avait des manifestations, je n'ai pas souhaité qu'il prenne la voiture pour m'emmener et j'avais décidé d'aller seule à la gare en métro. J'en déduis donc un certain degré d'amour envers ma personne, à moins qu'il ne veuille juste s'assurer que je monte bien dans le train!
A Paris, j'ai mangé dans un appartement avec vue sur la tour Eiffel et qui ressemblait à un intérieur de magazine de décoration, un appartement que jamais nous pourrons nous offrir. De toute façon l'amoureux n'aime pas le 7ème, il préfère le Marais. Enfin nous n'avons pas les moyens de vivre dans le Marais non plus, le marais poitevin peut-être mais qu'y ferions nous?

Les parisiens semblent étonnés de mon amour inconsidéré du beurre même quand ils sont d'origine bretonne.
Il fait toujours aussi froid chez moi. Je songe à laisser le frigo ouvert pour qu'il réchauffe l'atmosphère. Le froid doit durer encore quelques jours. J'aurais préféré qu'il s'arrête pour le retour de la pierre précieuse demain. Mais à Paris, j'ai aussi vu des SDF installer leur tente pour la nuit alors...
Demain, je verrai la mer. Ce soir il faisait déjà nuit.

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11 novembre 2008

Retour

Je rentre des Lilas. Comme à chaque fois que je le quitte, je reviens avec un trou au coeur. Je n'ai pourtant pas rencontré le poinçonneur. J'ai bien regardé mais je ne l'ai pas vu, même dans le métro.
Quatre jours qui ont filé vite avec un Phil Amant.
Je n'ai pas manqué ma visite quasi rituelle aux grands tuyaux de ce vieux Pompidou, j'y ai encore découvert des trésors mais j'y ai perdu mon couvre-chef préféré. Je le retrouverai peut-être accroché à ma prochaine visite entre Léger et Picasso.
Aujourd'hui, séance de pose. J'aime bien jouer les modèles de temps en temps. On ne me demande pas de penser, juste de poser.
Je rentre de nuit. à l'aller, il faisait jour et j'ai pu apprécier les couleurs de l'automne. Je l'avais si peu vu encore, toute absorbée par la mer qui s'étale à mes pieds. M'a-t-elle manquée? Un peu, surtout dans le métro, puis le manque d'horizon où envoyer mes yeux et mes pensées. Mais j'aime Paris qui bouillonne comme les vagues. Je n'étais pas partie sans la mer, j'avais un galet dans ma poche et j'ai retrouvé un coquillage au fond de mon sac.

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07 novembre 2008

Pensées en vrac

J'aurais voulu vous faire un billet plus gai ce soir, mais rien à faire la gaité s'est envolée avant même d'être arrivée.
Je  ne suis pas gaie depuis quelques jours, non je n'ai pas pris les pagaies et le canoë, je suis juste pas gaie. Et puis y'a des jours où le sort s'acharne, c'est comme ça. Juste espérer que cette fichue journée va bien finir par se terminer. J'étais pourtant pleine de volonté pour la rendre agréable cette journée, c'est  elle qui ne se voulait pas agréable. Un jour a bien le droit à ses humeurs aussi, et ce 7 novembre 2008 était de mauvaise humeur comme moi hier. Pourtant il était plutôt beau ce jour, jute une ondée en fin de matinée. Mais peut-être que le 7 novembre avait envie d'être jour d'été ou bien jour férié ou bien de jour de fête et comme il ne l'était pas il était de mauvaise humeur et a choisi d'être un sale jour. Peut-être qu'il ne voulait pas être un vendredi mais un mardi. Je l'ai trouvé aussi triste qu'un lundi.
Ce soir, une petite fille s'est assise entre son père et moi. Elle m'a demandée, puisque sa mère veut divorcer si je voulais bien être sa nouvelle belle-mère puisqu'elle nous aimait bien moi, la Pierre précieuse et le chat. "Papa aussi il t'aime beaucoup" a-t-elle ajouté. Je n'étais pas au courant des projets du couple. Je n'étais pas très à l'aise, le papa non plus. Plutôt proche de lui, pas trop de son épouse, je savais que tout n'était pas rose mais enfin... J'avais juste rendez-vous avec un ami pour boire un verre, histoire d'oublier ce jour de mauvaise humeur et voilà que je me retrouve à gérer une fillette et son papa qui n'ont pas envie de rentrer chez eux. On a bien essayé de balancer tous nos chagrins à la mer mais ça marchait moins bien que d'autres fois. Il ne manquerait plus qu'elle soit pleine et qu'on ne puisse plus s'y déverser, il est vrai qu'elle était haute ce soir.
Ah et pour finir y'avait mon vélo qui déraillait encore plus que moi aujourd'hui, et c'est pas peu dire. Demain, je prends le train, j'espère qu'il ne déraillera pas lui.




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